Manoir Joigny - 4 chambres - 480m²
89300 - Joigny
DESCRIPTIF
Sur les terres d’un ancien couvent fondé en 1609, cette demeure de plaisance de la monarchie de Juillet veille sur l’Yonne depuis sa terrasse.
Autour d’elle s’étend un jardin à l’anglaise entièrement clos de murs, où des arbres centenaires gardent le secret des lieux.
Marbres feints,boiseries, parquets, vitraux au plomb et plafonds peints : l’esprit d’origine a été préservé et restauré avec exigence, pour offrir aujourd’hui un art de vivre contemporain.
Un arbre d’exception
Au jardin, un thuya de Chine, « arbre de vie », a reçu le label Arbre remarquable de France de l’association A.R.B.R.E.S.
en septembre 2026.
Il aurait été offert aux religieux vers 1770, à moins qu’il n’ait été planté en 1838.
À l’entrée d’honneur, deux pins du Japon à sept troncs déploient une ramure de 14 mètres, véritable canopée en miniature.
Une architecture rare
Le dénivelé de la côte Saint-Jacques a inspiré à l’architecte un parti peu commun : la maison possède deux rez-de-chaussée.
Côté rivière, un perron de pierre à double rampe, adossé à l’ancienne muraille du couvent, ouvre sur le jardin en terrasse.
Côté coteau, l’étage noble s’ouvre de plain-pied sur le haut du parc, pour recevoir sans être vu.
Les façades en brique et pierre de taille sont d’une rigueur classique et couronnées de quatre pots à feu sculptés.
Les murs, épais de 60 cm environ, sont en double paroi.
Ceux qui l’ont façonnée
Le couvent des origines doit son existence à Pierre de Gondi, cardinal de Retz et comte de Joigny, qui le fonde en 1609.
En 1838, la demeure est édifiée pour un grand bourgeois parisien, selon les principes d’architecture en vogue dans la capitale, et sa conception est attribuable à un grand atelier parisien de la monarchie de Juillet.
Les travaux sont conduits par Louis Roblot (1811-1877), diplômé de l’École des Beaux-Arts, qui devient en 1839 l’architecte de la ville de Joigny.
Le jardin est confié à l’horticulteur-paysagiste P.
Montarlot, et les ferronneries portent la signature de Rémy Garnier.
L’art de recevoir
On entre par une galerie aux marbres feints (carrare veiné, faux Henriette et Vert Campan) et aux carreaux de ciment d’origine.
L’escalier d’apparat, avec sa rampe en fer forgé à volutes et rosettes et sa main courante en noyer, déploie ses décors sur toute sa hauteur.
À l’étage noble, le premier salon est surmonté d’un plafond ovale peint d’un ciel d’amours, souligné d’agrafes rocaille en stuc doré.
Sa cheminée en marbre de Carrare porte une coquille Saint-Jacques sculptée, et le parquet est en point de Hongrie.
Un second salon permet de recevoir en parallèle.
Dans la salle à manger, deux fenêtres à vitraux d’origine, aux cabochons bleu cobalt et rouge rubis, projettent au couchant un tapis de couleurs sur le parquet.
Au rez-de-jardin, le bureau-bibliothèque garde sa cheminée en marbre de carrare arabescato.
L’ancienne salle de billard, devenue salon, ouvre ses portes-fenêtres sur le jardin.
L'espace nuit.
Au deuxième étage, la suite parentale réunit salon, chambre, dressing et salle de bains.
Deux autres chambres, chacune avec sa salle d’eau, et une chambre ou un bureau regardent la vallée de l’Yonne.
Sous les combles, un appartement indépendant et un loft sous une charpente de châtaignier apparente accueillent invités ou famille.
Au total : 5 chambres, un appartement indépendant, un loft et 7 salles de bains et salles d’eau.
Un confort discret
La restauration est allée jusqu’au bout : DPE B, double pompe à chaleur neuve, ascenseur desservant tous les niveaux, fibre optique, VMC et douches à l’italienne.
La couverture en ardoise fait l’objet d’un suivi annuel.
Un parc d’exception
Classé zone naturelle protégée et intégré au secteur sauvegardé, le jardin est ceint de murs.
Il compte 32 ifs en pied isolé, un if fastigié de plus de 8 mètres, 21 buis centenaires, de grands tilleuls et des marronniers d’Inde.
Anémones, cyclamens de Naples et fraises des bois tapissent le sol au fil des saisons.
Écureuils, hérissons et pics verts y ont élu domicile, et l’ancien puits du couvent, équipé d’une pompe, subsiste.
Une parcelle constructible de 160 m² est attenante.
Dépendances
Un garage automatisé pour deux voitures, un ancien chenil, une cave médiévale et des portails de 1875 complètent l'ensemble.
Situation
Joigny, cité médiévale de l’Yonne.
La maison est à quelques pas de la rivière, du centre ancien, de la gare et d’un aérodrome.
Paris est à 1 h 15 à 2 h en train.
- Espace extérieur verdoyant : jardin clos avec arbres centenaires.
- Rénovation de qualité : préservation des éléments patrimoniaux.
Joigny-YONNE- Hôtel particulier XIXème- 440m²- Pa
Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques :
Réf : 226JCPCAS - Date : 14/10/2026
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